Nous avions d’abord planifié de se rendre plus au nord, dans un camping isolé du magnifique parc de Abel Tasman pour trois jours. Il parait que c’est l’un des plus beaux endroits du monde pour faire du kayak. Par contre, le mauvais temps a eu le dernier mot et nous avons décidé de passer les prochains jours à Motueka, à l’entrée du parc. En plus, pas de sortie en mer pour les deux prochains jours. On décide donc de se rendre à la grotte de Ngarua et à Te Waikoropupu Springs réputé comme étant une des sources d’eau la plus claire au monde. La route pour s’y rendre passe à travers de magnifiques montagnes très escarpées. Une forte odeur de brulé nous fait arrêter en bas. En ouvrant la porte, Nancy disparaît dans un beau nuage de fumée sortant du côté du camping-car : les freins... Une dame sympathique sort de sa maison pour nous rejoindre. Elle nous conseille de continuer sinon nos freins vont se souder et nous ne pourrons plus repartir. Merci madame, ce ne devait pas être le premier camping-car à s’arrêter là vu les mégas pentes. Nous sommes donc repartis et le fait de rouler a refroidi les freins.
Par contre, l’état de santé de Raphaël se détériore rapidement ce qui rend Nancy complètement folle (son cœur de maman prend le dessus, incapable de penser à autre chose), surtout qu’il se plaint de maux de cou apparus en même temps que la fièvre, laissant présager un risque de méningite. Bien qu’il est sous antibiotique, il n’y a pas de changement à court terme et un pic de 40.2°C de fièvre nous amène à la clinique médicale de Motueka.
Berth, cette docteure remplie d’empathie et d’écoute a vu Raphaël cinq minutes après notre arrivée tout en s’excusant de ne pas parler français pour mieux nous expliquer les tests effectués. D’abord inquiétée par la méningite, elle procède à un examen complet qui s’avère plus rassurant. Ici, les médecins font eux-mêmes l’analyse d’urine et effectuent leurs propres prélèvements, ce qui est nettement plus efficace que chez-nous. Elle confirme la prise d’antibiotiques et nous demande de surveiller son état de près. Elle veut que nous revenions la voir dès le lendemain s’il ne semble pas en meilleur état puisque le médicament devrait faire effet. Elle aura aussi le résultat de sa culture de gorge.
Le lendemain, Nancy reste avec les enfants et profite du parc et de la plage. Bien qu’il fasse encore de forte fièvre, Raphaël ne dépasse pas trop les 39°C et garde surprenamment le sourire. Magalie est tellement heureuse de se baigner que cela dépeint sur lui. On s’enterre les pieds, se baigne, fait des pistes de train dans le sable, etc. Quant à Frédo, il profite de la dernière journée pour faire du kayak de mer dans cet endroit idyllique. De toutes façons, les enfants n’auraient pas pu y aller mais surtout, Nancy n’est pas capable de ne pas être auprès de Raphou…
En après-midi, un appel raté de la clinique sur le cellulaire de Nancy pendant la baignade. Je suis poche en anglais, mais assez bonne pour avoir compris Surgery (opération) ce qui me fait un peu paniquer. Il vente, ça coupe, je ne comprend donc pas pourquoi. Finalement, pour eux surgery et clinic ça l’air que c’est la même affaire. Il fallait simplement payé le labo pour obtenir le résultat des test. La pauvre réceptionniste se sentait tellement mal, elle s’est excusée à maintes reprises.
Bref, une chance qu’on avait de la bonne bière de Nelson pour se détendre un peu et un superbe terrain de camping (parc et piscine) pour la patiente et superbe petite sœur Magalie. Au moins, elle trouvait ça très intéressant de peser sur le bouton du thermomètre pour prendre la température de son frère et a adoré jouer à l’infirmière (éponger son front, faire comme si elle écoutait son cœur, lui apporter des vêtement sec lorsque sa fièvre tombait et qu’il était détrempé, lui raconter des niaiseries d’enfants pour le faire rire genre : pet et gros caca qui pu, la blague qui fait rigoler à coup sûr.
Journée du départ vers Christchurch, Raphaël va beaucoup mieux, Nancy aussi J Il nous reste seulement à terminer ses antibiotiques. Bien que le risque de contagions était très élevé, tout l’équipage se porte bien, Alléluia !!! On revit et la route est hallucinante, le soleil est revenu en même temps que la santé.
vendredi 21 mars 2014
jeudi 20 mars 2014
De Picton à Nelson
Point marquant du voyage, c’est le grand départ vers l’Île du Sud. Une fois notre super bolide Blitz sur le traversier, nous découvrons la super cabine familiale sur le bateau. Un luxe qui nous permet de ne pas courir après les enfants et une pause de surveillance de la nourriture laissée par tout le monde pour ne pas que Raphaël y touche. Toute la famille est excitée, en plus nous avons notre salle de bain privée et chacun un lit, question de tous faire la sieste ou la relaxation. D’ailleurs, ça tombe bien parce que c’est ici que Raphaël commence à être patatraque et fiévreux. Autre moins bonne nouvelle, nous y avons oublié la Minie Mouse tant adoré de Magalie. Pauvre ti-coeur, elle est tellement triste. Par la fenêtre, un paysage fantastique défile. Frédo en profite pour compléter quelques évaluations de plus sur TripAdvisor. Etonnamment, la connexion cellulaire reste active presque tout le long du trajet.
L’attraction principale de Picton est de se promener en bateau dans ce qu’on appel Marlborough Sounds. Les possibilités de longues randonnées (Queen Charlotte Track) et d’exploration sont grandes. Or, nous tombons dans « la queue d’un cyclone » et une alerte météo nous empêche de visiter le sanctuaire d’oiseaux où nous voulions nous rendre. Les bateaux ne sont pas en mesure de s’accoster pour nous ramener en terre ferme. D’ailleurs, il vente tellement, plus qu’aux Îles-de-la-madeleine, et quasiment autant qu’à Arches, incroyable ! On a quand même vu des dauphins et profitons d’une promenade à Ship Cove, lieux où l’explorateur bien connu James Cook y accosta sont bateau à cinq reprises.
En route vers Nelson, nous arrêtons au Pelorus Bridge pour y faire une très courte randonnée vers le pont suspendu et manger une délicieuse pâtisserie maison au café de la place. La rivière Pelorus est fabuleuse. Aussi, nous avons une pensée pour Linda et Mark, un couple d’amis originaires de Nelson, rencontrés au Vietnam. Ils sont incroyablement sympathiques, drôles, compréhensifs et ouvert d’esprit, bref des gens avec qui tu as envie de passer du bon temps. Nous voulions leur faire honneur
et prendre des photos dans différents endroits de leur ville que nous avions très hâte de découvrir de fond en comble. Or, Raphaël a besoin de repos, sa fièvre ne diminue pas et en plus il pleut à boire debout, c’est malade… Nous sommes détrempées, l’eau s’accumule dans le camping-car à chaque fois qu’on ouvre la porte. Ça nous aurait pris une raclette à douche ! Frédo est déclaré le champion de l’essorage à la débarbouillette. Les activités en mer de toutes sortes sont annulées et le i-Site nous remet une feuille indiquant quoi faire en cas de pluie. On a quand même fait honneur à Mark et Linda en buvant de délicieuses bières locales de toute sorte. Ici, la ville est charmante, il y a de l’ambiance, des bars et du monde réveillé le dimanche. Bref le contraire de plusieurs petites villes croisées sur la route. Il va falloir y revenir un jour.
Finalement, nous avons acheté un autre imperméable à Magalie, le sien n’était pas d’assez bonne qualité. Maintenant, impossible de la raté en vert fluo. On se réfugie dans l’impressionnante cathédrale de Nelson. Il y a des jeux pour enfant, un piano à queue qui fait le bonheur de Nancy mais surtout, nous allumons tous une chandelle pour donner de la force et du courage à Richard à qui nous pensons très fort malgré la distance.
L’attraction principale de Picton est de se promener en bateau dans ce qu’on appel Marlborough Sounds. Les possibilités de longues randonnées (Queen Charlotte Track) et d’exploration sont grandes. Or, nous tombons dans « la queue d’un cyclone » et une alerte météo nous empêche de visiter le sanctuaire d’oiseaux où nous voulions nous rendre. Les bateaux ne sont pas en mesure de s’accoster pour nous ramener en terre ferme. D’ailleurs, il vente tellement, plus qu’aux Îles-de-la-madeleine, et quasiment autant qu’à Arches, incroyable ! On a quand même vu des dauphins et profitons d’une promenade à Ship Cove, lieux où l’explorateur bien connu James Cook y accosta sont bateau à cinq reprises.
En route vers Nelson, nous arrêtons au Pelorus Bridge pour y faire une très courte randonnée vers le pont suspendu et manger une délicieuse pâtisserie maison au café de la place. La rivière Pelorus est fabuleuse. Aussi, nous avons une pensée pour Linda et Mark, un couple d’amis originaires de Nelson, rencontrés au Vietnam. Ils sont incroyablement sympathiques, drôles, compréhensifs et ouvert d’esprit, bref des gens avec qui tu as envie de passer du bon temps. Nous voulions leur faire honneur
et prendre des photos dans différents endroits de leur ville que nous avions très hâte de découvrir de fond en comble. Or, Raphaël a besoin de repos, sa fièvre ne diminue pas et en plus il pleut à boire debout, c’est malade… Nous sommes détrempées, l’eau s’accumule dans le camping-car à chaque fois qu’on ouvre la porte. Ça nous aurait pris une raclette à douche ! Frédo est déclaré le champion de l’essorage à la débarbouillette. Les activités en mer de toutes sortes sont annulées et le i-Site nous remet une feuille indiquant quoi faire en cas de pluie. On a quand même fait honneur à Mark et Linda en buvant de délicieuses bières locales de toute sorte. Ici, la ville est charmante, il y a de l’ambiance, des bars et du monde réveillé le dimanche. Bref le contraire de plusieurs petites villes croisées sur la route. Il va falloir y revenir un jour. jeudi 13 mars 2014
Wellington
Longue journée de route pour atteindre la capitale du pays, Wellington. Nous sommes comblée par cette ville qui a beaucoup à offrir. Il y a plusieurs possibilités pour la visiter et nous avons du faire des choix pour les trois jours que nous y passons. On a beaucoup marché, à l’exception de Magalie qui dort comme un pacha dans sa poussette. Au moins c’est pratique car on y met aussi notre lunch et nos gogosses pour la journée, sans oublier nos objets de valeur tel que l’ordi et les passeports !
Nous commençons par le musée du Cable-car, le jardin botanique, le parc mémorial de Bolton, en passant pas le parlement qui est d’un gros gris-crème plus ou moins invitant. On se dit que le jardin fera une belle pause collation, mais les gars de l’entretien passent à peu près tout ce qu’il y a d’instruments de jardin avec un moteur : le tracteur, la tondeuse, le taille-haie, le coupe-bordure et alouette. Les enfants trippent et font les sons sans arrêt. Bref, bien des bzz et prrttt, de quoi nous motiver à rejoindre le fameux Cable-car pour remonter vers notre camping-car.
On a fait le traditionnel Walking tour du Lonely Planet qui nous fait découvrir les plus beaux côté de la ville. Le port est très bien aménagé et il y a plein de sculptures bizarres qu’on se plaît à photographier. À part une coupe de fucked up sur Cuba St, l’ambiance est bonne et le café est délicieux. Il y a même un mini parc sur la rue piétonnière pour les enfants à côté de la populaire fontaine des sceaux. On s’imprègne du rythme de la ville et boit beaucoup de café, ce qui compense pour notre consommation d’alcool quotidienne. On est en vacances après tout et le vin d’ici se boit en toutes occasions ! On a aussi trouvé de très bonnes pâtisseries. Magalie raffole de la brioche au raisin, une révélation.
Incontournable visite au Weta Cave, compagnie qui créée les accessoires et maquettes des personnages principaux : du Seigneur des Anneaux, le Hobbit, King Kong, les aventures de Tintin, District 9, Avatar, etc. On ne peut pas photographier l’intérieur des studios, mais il y a plusieurs personnages impressionnants à l’extérieur. On a aussi visité les principaux musées, dont le célèbre Te Papa, magnifique. D’ailleurs tous les musées sont gratuits, riche de leur contenu et les expositions présentées de façon originale. Pour clore notre séjour, le point de vue sur le Mont Victoria où nous soupons est mémorable.
Nous commençons par le musée du Cable-car, le jardin botanique, le parc mémorial de Bolton, en passant pas le parlement qui est d’un gros gris-crème plus ou moins invitant. On se dit que le jardin fera une belle pause collation, mais les gars de l’entretien passent à peu près tout ce qu’il y a d’instruments de jardin avec un moteur : le tracteur, la tondeuse, le taille-haie, le coupe-bordure et alouette. Les enfants trippent et font les sons sans arrêt. Bref, bien des bzz et prrttt, de quoi nous motiver à rejoindre le fameux Cable-car pour remonter vers notre camping-car.
On a fait le traditionnel Walking tour du Lonely Planet qui nous fait découvrir les plus beaux côté de la ville. Le port est très bien aménagé et il y a plein de sculptures bizarres qu’on se plaît à photographier. À part une coupe de fucked up sur Cuba St, l’ambiance est bonne et le café est délicieux. Il y a même un mini parc sur la rue piétonnière pour les enfants à côté de la populaire fontaine des sceaux. On s’imprègne du rythme de la ville et boit beaucoup de café, ce qui compense pour notre consommation d’alcool quotidienne. On est en vacances après tout et le vin d’ici se boit en toutes occasions ! On a aussi trouvé de très bonnes pâtisseries. Magalie raffole de la brioche au raisin, une révélation.
Incontournable visite au Weta Cave, compagnie qui créée les accessoires et maquettes des personnages principaux : du Seigneur des Anneaux, le Hobbit, King Kong, les aventures de Tintin, District 9, Avatar, etc. On ne peut pas photographier l’intérieur des studios, mais il y a plusieurs personnages impressionnants à l’extérieur. On a aussi visité les principaux musées, dont le célèbre Te Papa, magnifique. D’ailleurs tous les musées sont gratuits, riche de leur contenu et les expositions présentées de façon originale. Pour clore notre séjour, le point de vue sur le Mont Victoria où nous soupons est mémorable.
lundi 10 mars 2014
Mont Taranaki
Nous restons dans le thème des montagnes et nous allons vers Stratford, près du Mont Taranaki, dans le Parc national d’Egmont. Cette ville où est né Shakepeare est très calme. À part des groupes d’ados dans les parcs, on n’y voit personne. On se demande ce que font les gens, surtout que nous sommes la fin de semaine. D’ailleurs, tout est fermé le dimanche et nous n’avons qu’une journée ici.
On se fait donc un lunch qu’on va manger dans la randonnée des Wilkies Pools. C’est une ancienne coulée de lave lors de la dernière éruption du volcan de 2518m il y a 350 ans. On voit très bien le passage qui a lissé les roches. On est chanceux car la température est clémente et la visibilité sur le sommet du Mont Taranaki est parfaite. Nous avons aussi fait le sentier menant à la Dawson Fall. Un peu de nature avant la grande capitale de Wellington qui nous attend.
Sur la route, nous arrêtons pour faire réparer l’embout d’égout décapité par la chaîne de trottoir gentiment accrochée par Frédo, réparer le pied de la table à manger (non ce n’est pas une trampoline les enfants), faire évaluer l’éclat de vitre sur le pare-brise (merci la roche), puis acheter une nouvelle chaufferette en prévision du temps plus frais sur l’île du sud, sur-utilisée pour tenter de faire sécher notre linge à Taupo (merci la laveuse qui n’essore pas). C’est pas la journée de Frédo : en plus, la réservation pour le camping de Wellington était bien le 10, mais au mois de février ! Une chance qu’il restait une place de libre sur le camping plein à craquer.
C’est aussi une journée spéciale car c’est la fête à Dany, le frère de Nancy. Pour l’occasion, on a mis du Tocadéo aux enfants qui nous ont fait une belle prestation de « l’effet papillon ». Nous avons aussi fini nos bonnes bouteilles du Esk Valley Estate en ta santé. On pense à toi pour cette mi-dizaine, on t’aime xxxxxx
On se fait donc un lunch qu’on va manger dans la randonnée des Wilkies Pools. C’est une ancienne coulée de lave lors de la dernière éruption du volcan de 2518m il y a 350 ans. On voit très bien le passage qui a lissé les roches. On est chanceux car la température est clémente et la visibilité sur le sommet du Mont Taranaki est parfaite. Nous avons aussi fait le sentier menant à la Dawson Fall. Un peu de nature avant la grande capitale de Wellington qui nous attend.
Sur la route, nous arrêtons pour faire réparer l’embout d’égout décapité par la chaîne de trottoir gentiment accrochée par Frédo, réparer le pied de la table à manger (non ce n’est pas une trampoline les enfants), faire évaluer l’éclat de vitre sur le pare-brise (merci la roche), puis acheter une nouvelle chaufferette en prévision du temps plus frais sur l’île du sud, sur-utilisée pour tenter de faire sécher notre linge à Taupo (merci la laveuse qui n’essore pas). C’est pas la journée de Frédo : en plus, la réservation pour le camping de Wellington était bien le 10, mais au mois de février ! Une chance qu’il restait une place de libre sur le camping plein à craquer.
C’est aussi une journée spéciale car c’est la fête à Dany, le frère de Nancy. Pour l’occasion, on a mis du Tocadéo aux enfants qui nous ont fait une belle prestation de « l’effet papillon ». Nous avons aussi fini nos bonnes bouteilles du Esk Valley Estate en ta santé. On pense à toi pour cette mi-dizaine, on t’aime xxxxxx
samedi 8 mars 2014
De Taupo à Tongarino

C’est vers Taupo, capitale du saut en parachute, que nous retournons à la civilisation. On a pensé faire le grand saut, mais… on a chocké ! C’est aussi un endroit rêvé pour le vélo de montagne. Jasmin B. et Yanick P., vous auriez vraiment trippé. On y passe seulement une journée alors on a priorisé la visite de la ville qui est d’ailleurs très charmante. On admire rapidement la chute de Huka et on se rend au site de Craters of the moon. Bien qu’après Rotura l’endroit soit plutôt ordinaire, on a quand même apprécié notre visite. Un rafraichissement dans l’eau chaude du lac Taupo s’imposait.
On se dirige ensuite vers l’incontournable Parc national de Tongariro qui fait partie du patrimoine mondiale de l’Unesco. Pas besoin de chercher longtemps pourquoi, les montagnes sont majestueuses et le décor surréaliste. Ce n’est pas pour rien que Peter Jackson a choisi le volcan Ngauruhoe comme le Mont Doom dans la trilogie du Seigneur des anneaux.
Encore une fois, nous aurions pu faire de la randonnée pendant au moins une semaine, mais les plus spectaculaires ne sont pas vraiment accessibles pour de jeunes enfants. D’ailleurs, ça fait longtemps que Nancy regardait tous les photos du fameux Emerald Lake du Tongariro Alpine Crossing, décrit par Lonely Planet comme étant «One of the world’s best single-day wilderness walks »…
Mais, avec nos jeunes randonneurs, on choisit de faire la randonnée vers la chute Taranaki, une boucle de 2 heures. Ce qui veux dire au minimum 4 heures en comptant les pauses et le dîner. La marche valait vraiment le détour. Nous sommes chanceux parce qu’il fait beau et la vue sur le mont Ngauruhoe (2287m) et la montagne enneigé de Ruapehu (2797m) est spectaculaire. Les enfants marchent encore une fois comme de vrais champions et on est rendu pas mal bons aussi pour les motiver et les encourager.
Notre courte visite des lieux nous donne une bonne raison de vouloir un jour revenir en Nouvelle-Zélande qui a tant à offrir. Ça fait déjà un mois que nous sommes sur la route et honnêtement, on n’a pas du tout le cafard de la maison, ni le désir d’y revenir plus tôt que prévu. Malgré d’incontournable petites prises de bec, disons que les lieux sont exigus et les moment d’intimité inexistants (en excluant le 5 minutes à la salle de bain le matin…), on s’y adapte très bien. Après treize ans de vie commune, et quelques longs voyages, disons qu’on en a vu d’autre !
mercredi 5 mars 2014
L’isolé Parc National Urewera et son Lac Waikaremoana
En regardant le trajet pour s’y rendre, on avoue avoir hésité. Quant on a croisée le panneau indiquant qu’on avait 95 kilomètres de « unsealed road » avec aucun services à l’horizon, on s’est dit que c’était peut-être un peu intense. La première question de Nancy fut : « On as-tu une roue de secours ? » et la première affirmation de Frédo : « Come on là on s’essaye, au pire on revire de bord. » On s’est donc tapé, sur les trois heures et demi pour s’y rendre, deux heures de route de gravel sur la « bone-rattling road » ! Disons que tout le monde, sauf Nancy évidemment, avait mal au coeur. On a rien brisé, juste le tiroir à ustensile et le frigo qui ont ouverts (on oublie toujours de sécuriser un truc en partant).
À part les 2-3 véhicules de touristes, on croise surtout des 4X4 avec des drapeaux de Maori qui flottent au vent et des pêcheurs. Les seules habitations visibles de la route ressemblent à nos réserves indiennes des plus reculées. Nous sommes d’ailleurs ici dans le dernier bastion Maori qui a toujours refusé de signer le Traité de Waitangi, les troupes s’étant même battue contre celle du gouvernement dans le passé.
On doit l’admettre : la vue est magnifique et quand on a aperçu LE lac Waikaremoana, l’attraction principale du parc, on s’est dit WOW ! Après le premier coucher de soleil, on est convaincu qu’on a bien fait de venir. D’ailleurs, c’est tout simplement hallucinant comment le ciel nocturne est magnifique. C’est quasiment aussi beau qu’à notre camp de pêche à Chibougamau. Avec aucune lumière à des kilomètres autour sauf celles des 2 camping-car et du couple crinqué en tente, on voit très bien la voie lactée et toutes les constellations. Enfin, celles qu’on connaît... C’est aussi ici que nous utilisons la chaufferette pour la première fois durant les nuits fraîches et on est content en maudine de l’avoir.
Ça fait drôle à dire, mais c’est ici qu’on « relaxe » pour vrai !! On y a finalement passé trois nuits. C’est comme si on avait besoin des montagnes, de la vue sur le lac, du son des vagues, du vent à profusion, un peu de froid et aucun réseau cellulaire vu la précarité de l’endroit, pour totalement décrocher et s’arrêter. Frédo a même réussit à lire son livre de Chris Hadfield (merci JF). On ne s’est pas aventurer sur le lac avec les forts vents, mais on l’a admiré sans cesse. Sinon, à part relaxer et finir toute nos réserves de bières et de vin, on a fait des randonnées dont une jusqu’au Lac Waikareiti que les enfants ont presque toute marché pour l’aller, à l’exception du dernier 10 minutes. Bravo à nos petits randonneurs. Notre nouvelle technique pour les motiver est nul autre que de bons jujubes aux framboises et ça marche à merveille. On a aussi exploré quelques petites grottes et profité d’une plage reculée.
Enfin, on a choisi de modifier l’itinéraire, histoire de ne pas refaire la même route de gravel en sens inverse. Cela nous a permis de faire un court arrêt près de Napier et rapporter quelques bouteilles du vignoble Esk Valley Estate.
Rotura, on aime ça!
Nous n’avons qu’à respirer l’air environnante pour s’apercevoir qu’on est arrivé à Rotura. Ici, il y a des sources thermales, des geysers, des spas et des piscines de boue partout. L’odeur est particulière, mais on s’habitue. Les enfants sont tellement drôles, maintenant quand quelque chose pue ils disent que ça sent le geyser ! On a un site de camping incroyable en plein cœur de la ville. Nous sommes juste à côté du parc de jeux où Raphaël et Magalie se font des amis, il y a aussi une piscine et des spa chauffés par des sources thermales. En plus, le voisin sympathique joue de la guitare et la prête aux enfants pour leur montrer des trucs. Il est très patient et sa guitare est toute bleue, cool ! Quand il joue les enfants dansent devant lui et font semblant de chanter dans un micro, il les adore.
Nous commençons avec la visite de la chute de Okere et du village thermale de Whakarewarewa, une bonne introduction à ce qui nous attend pour les prochain jours. Ici, notre « guide local » nous explique le mode de vie des villageois et les valeurs ancestrales. On y voit nos premiers geysers et au loin il y a même le fameux Pohutu. On a aussi droit à un autre spectacle de Maori, les enfants ont un peu moins peur cette fois-ci, tout en gardant leurs mains sur les oreilles. Notre seule déception est de ne pas avoir goûté à leur maïs cuits dans l’eau bouillante de geyser.
Le clou de notre séjour fut la visite du Wai-O-Tapu (eau sacré). Vous n’avez qu’à regarder quelques photos pour comprendre la beauté et la diversité des lieux. On se croirait vraiment sur une autre planète. La géothermie est impressionnante. On a trouvé un pain que Raphaël peut manger, alors on se fait des bonnes sandwichs et on n’a pas besoin de revenir au camping-car pour cuisiner un repas. Maintenant, ils veulent manger des sandwiches pour déjeuner, pour la collation, pour dîner et pour souper… euhhh non !
On a aussi été impressionnés par la Vallée volcanique de Waimangu et le fameux lac Frying Pan, la plus grosse source thermale au monde. Encore une fois, les paysages sont irréels. Frédo fait l’ascension du Mont Hasting pendant que Nancy tente de motiver les enfants à avancer dans l’option 2 pour se rejoindre à l’autre bout. Nous avions les CB, mais comme l’activité préférée de Raphaël fut de le remplir de terre avec son petit camion, disons que la communication était plutôt mauvaise. Dire que Nancy n’a rien vue car elle essayait de descendre l’escalier aux 300 marches d’un pied de haut chacune avec la poussette sans réveiller Magalie qui dormait dedans. Raté… Enfin, on a quand même réussi à prendre notre bateau 3 minutes avant le départ pour découvrir le Lac Rotomahana et ses environs.
Enfin, on est allé marcher et pique-niquer dans la Redwoods Whakarewarewa Forest. Le petit sentier nous rappel notre séjour en Californie où se trouve « les vrais » Redwoods. La balade est agréable et l’air est frais. On a voulu visiter le musée de Rotura, mais on s’est finalement concentré sur les jardins environnants. D’ailleurs, cette ville a tant à offrir. Nous y sommes resté trois jours, mais nous aurions eu assez de chose à faire pour y passer la semaine.
Nous commençons avec la visite de la chute de Okere et du village thermale de Whakarewarewa, une bonne introduction à ce qui nous attend pour les prochain jours. Ici, notre « guide local » nous explique le mode de vie des villageois et les valeurs ancestrales. On y voit nos premiers geysers et au loin il y a même le fameux Pohutu. On a aussi droit à un autre spectacle de Maori, les enfants ont un peu moins peur cette fois-ci, tout en gardant leurs mains sur les oreilles. Notre seule déception est de ne pas avoir goûté à leur maïs cuits dans l’eau bouillante de geyser.
Le clou de notre séjour fut la visite du Wai-O-Tapu (eau sacré). Vous n’avez qu’à regarder quelques photos pour comprendre la beauté et la diversité des lieux. On se croirait vraiment sur une autre planète. La géothermie est impressionnante. On a trouvé un pain que Raphaël peut manger, alors on se fait des bonnes sandwichs et on n’a pas besoin de revenir au camping-car pour cuisiner un repas. Maintenant, ils veulent manger des sandwiches pour déjeuner, pour la collation, pour dîner et pour souper… euhhh non !
On a aussi été impressionnés par la Vallée volcanique de Waimangu et le fameux lac Frying Pan, la plus grosse source thermale au monde. Encore une fois, les paysages sont irréels. Frédo fait l’ascension du Mont Hasting pendant que Nancy tente de motiver les enfants à avancer dans l’option 2 pour se rejoindre à l’autre bout. Nous avions les CB, mais comme l’activité préférée de Raphaël fut de le remplir de terre avec son petit camion, disons que la communication était plutôt mauvaise. Dire que Nancy n’a rien vue car elle essayait de descendre l’escalier aux 300 marches d’un pied de haut chacune avec la poussette sans réveiller Magalie qui dormait dedans. Raté… Enfin, on a quand même réussi à prendre notre bateau 3 minutes avant le départ pour découvrir le Lac Rotomahana et ses environs.
Enfin, on est allé marcher et pique-niquer dans la Redwoods Whakarewarewa Forest. Le petit sentier nous rappel notre séjour en Californie où se trouve « les vrais » Redwoods. La balade est agréable et l’air est frais. On a voulu visiter le musée de Rotura, mais on s’est finalement concentré sur les jardins environnants. D’ailleurs, cette ville a tant à offrir. Nous y sommes resté trois jours, mais nous aurions eu assez de chose à faire pour y passer la semaine.
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