dimanche 30 mars 2014

Milford Sound et Te Anau

Bien qu’il existe des tours organisés à partir de Queenstown vers Milford Sound, un site incontournable du patrimoine mondial, le huit heures de route aller-retour nous apparaît un peu exagéré. On décide donc de partir par nous-même et dormons en autonomie à Cascade Creek, un site de camping sans électricité géré par le DOC (Department of Conservation), à environ 30 minutes de Milford. En plus, cela nous permet de prendre un tour de bateau plus tôt et ainsi éviter les hardes de touristes se ruant hors des bus. C’est vraiment plus sauvage comme endroit et enfin, on peut faire un feu! Le premier feu de l’année et le seul de notre périple en Nouvelle-Zélande. Frédo a réussi à couper un tronc d’arbre mort avec sa super scie de canif suisse pour partir le feu et ainsi pouvoir brûler une gigantesque buche qui nous a réchauffé toute la soirée. Le ciel étoilé est mangifique.


Le lendemain, nous empruntons la route panoramique menant à Milford Sound. C’est inimaginable. Les montagnes sont gigantesques et on se sent tellement petit. On dirait qu’on est dans un montage ou une maquette. Surprise, nous traversons le Homer tunnel de 1207 mètres qui traverse carrément une montagne de long en large pour mener à la vallée spectaculaire de Cleddau. C’est exactement le genre d’endroit que tout le monde veut capter sur photo mais qui est impossible de faire rentrer dans l’objectif.


Nous partons avec Mitre Peak Cruise pour un tour de bateau d’environ deux heures. Surprise, on donne nos billets d’embarquement à l’unique québécois croisé en deux mois : Éric. En plus, imaginez-vous donc que Frédo travail avec son père. Faut ben être à l’autre bout du monde pour le rencontrer. La balade est renversante et bien qu’il y tombe ici en moyenne sept mètres d’eau par année (imaginé si c’était de la neige !), il ne pleut pas lors de notre passage. Nous y avons observé quelques phoques, mais le clou demeure le paysage grandiose encore une fois quasi impossible à cadrer. Il faut simplement y être.


Le bateau nous laisse au Deep Underwater Observatory. Cet observatoire sous-marin immergé et haut de quatre étages est suspendu par des pontons et nous permettant ainsi de voir la vie sous-marine qui se cache normalement à des profondeurs bien plus creuses. Ceci est dû à l’accumulation d’eau douce riche en minéraux en surface et qui bloque une bonne partie de la lumière. Le point fort est l’observation des coraux noirs (le squelette est noir mais les branches sont blanches), le seul endroit au monde où l’on peut en regarder sans équipement spécialisé. Un gigantesque bateau nous ramasse pour nous ramener au quai. Nous roulons ensuite vers la ville de Te Anau, petite pause avant de rejoindre Queenstown.

vendredi 28 mars 2014

Glaciers Franz Joseph Glacier et Fox

Évidemment, la totalité des touristes qui se rendent ici viennent pour observer les glaciers. En gros, il y a trois possibilités : l’hélicoptère, les longues randonnées avec obligatoirement un guide pour aller sur le glacier ou des plus petites randonnées offrant des vues sur les glaciers pouvant se faire par nous même. On a quand même hésité pour l’hélico, mais finalement pour 600$ et vingt minutes de vol incluant un cinq minutes dessus, on a laissé faire. Les marches guidées sont aussi intéressantes, mais trop difficiles pour les enfants car elles nécessitent crampons de glace et piolet. Bref, on a décidé de faire de plus petites randonnées et nous n’avons pas été déçu.


On débute avec le glacier Franz Joseph qui fond extrêmement rapidement, soit d’environ un mètre par jour. Les éboulements y sont nombreux et le danger est réel si vous vous aventurez en dehors des pistes. L’accès est restreint pour l’approcher, mais la marche pour s’y rendre était quand même très belle. Nous avons eu droit à un autre torrent de pluie assez hallucinant et nous n’avions pas apporté assez de vêtements chauds à la pauvre petite Magalie qui claquait des dents. Elle faisait tellement pitié. Faut dire que plus tu t’approches du glacier, plus la température chute dramatiquement. Une différence d’environ dix degrés selon les savants calculs de Frédo.

Résultat, on a décidé de se gâter un peu et de se payer une entrée au Glacier Hot Pool de la ville en plein milieu de la forêt tropicale. Après tout, faut ben relaxer dans ces vacances là ha ha ! Magalie était tellement heureuse de se réchauffer, elle a dit au moins huit fois : « Maman, papa… Moi j’aime ça les bains chauds, je me relaxe sur la roche ok ! » En plus, ils ont fait ça comme des champions. On les a tellement brainwasher avant d’arriver et expliqué que les gens venaient ici pour relaxer et que ce n’était pas comme une piscine où ils pouvaient crier et faire des gros « sploutch ». Disons qu’on était pas mal fière d’eux parce que ça ne nous aurait pas tenté de se faire mettre dehors.

Quant au Fox Glacier, on a manqué de temps pour le voir de plus près, mais on a quand même fait une petite randonnée nous menant à un beau point de vu pour l’observer. On a aussi fait notre première randonnée de soir au Lac Matheson, aussi appelé le lac miroir, avec ses reflets extraordinaires des montagnes dans l’eau au levé et au couché du soleil. Bien que les photos ne le rendent pas très bien, c’était vraiment digne d’une carte postale.

Le clou de notre séjour fut cependant la découverte du Okarito Lagoon. On s’est loué un kayac double chez Okarito Nature Tours. Les merveilleux hôtes pas stressés parce que nos enfants sont jeunes (c’est le premier endroit que l’on trouve où ils nous laissent partir avec eux à bord), nous remettent une carte très claire et nous expliquent bien le trajet et les marées. On a droit à de nombreuses images des oiseaux que nous pouvons y observer si nous sommes attentifs et assez silencieux. On a fait trois sections pour terminer dans des méandres, c’était vraiment une belle journée. Être sur l’eau nous rend plus zen. Le fait d’être partit tôt nous a aussi permis de voir le reflet des montagnes dans l’eau miroir. Magique ! Nous sommes accueillis par du délicieux café et du chocolat chaud pour les enfants que Raphaël peut boire, Yé !



Enfin une autre découverte incontournable fut la boulangerie Picnics. À tous les jours, on va se chercher des viennoiseries et une gâterie sucrée. On a aussi craqué pour leur pizza maison. Nous quittons notre magnifique terrain de camping avec un superbe parc pour les enfants, des méga tricycles et surtout une vue impressionnante sur le mont Cook. On n’a vraiment pas envie de partir d’ici ; on a surtout le sentiment de ne pas avoir fait la moitié des choses qu’on aurait voulu faire, mais bon… Comme on se le dit souvent : « Va falloir revenir un jour… ! »

jeudi 27 mars 2014

Transalpine train (Arthur’s Pass) et Hokitika


Au départ, nous avions prévu faire l’excursion d’une journée avec le TranzAlpine, communément appelé le train des montagnes. Il traverse carrément l’île du sud de l’océan Pacifique à la mer de Tasman, en se faufilant dans les Alpes du Sud. Bref, des paysages carrément hallucinants ! Or, le temps passe vite et le prix du billet est exorbitant. Notre décision fut donc de couper le trajet en deux. Nancy part en train avec les enfants de Christchurch à Arthur’s Pass, en plein milieu de la chaine de montagne. Frédo, le chef conducteur, prend la route sinueuse menant au même objectif.



Une fois au Parc national d’Arthur’s Pass, juste avant que le train reparte dans un tunnel de 8.5 kilomètres, l’équipage est complet et nous reprenons la route ensemble. Tant sur la route qu’en train, le paysage est magnifique, mais difficile à capter en photo. Fallait y être pour apprécier cette démesure de la nature. Les montagnes, les rivières, le vent, l’odeur, les pics escarpés, les tunnels, la neige, les ponts, etc. Bref, la nature à l’état pur.





Nous poursuivons notre route vers Hokitika, petite ville tranquille de la côte ouest. On fait un arrêt au site Westcoast TreeTop Walk. Il s’agit de nombreuses passerelles qui traversent la forêt et qui offrent une vue panoramique du lac Mhinapua. On doit quand même avouer avoir eu un peu la chienne dans la tour chambranlante de 40 mètres. Disons que c’était haut en $% ?&, assez pour que tu te dises « coudonc, on arrive-tu bientôt en haut… » . Direction Franz Joseph Glacier et Fox Glacier.

mercredi 26 mars 2014

Akaroa et Péninsule Banks



Vous avez dû vous en rendre compte, mais on adore les tours de bateau. Cela permet d’avoir une autre perspective du paysage qui nous entoure et c’est particulièrement le cas dans la Banks Peninsula, le départ se faisant de la ville de Akaroa. C’est d’ailleurs le plus beau tour de bateau du voyage jusqu’à présent. Vous en jugerez par vous-même en regardant les photos, mais nous avons aussi été très chanceux pour l’observation de la faune. On a rencontré plein de dauphins Hector, l’une des espèces de dauphins les plus petites au monde.

On a aussi observé des phoques dont plusieurs bébés, des cormorans et une sorte de pingouin très rare, nommé « petit pingouin bleu ». La région de Banks péninsule permet de les observer avec beaucoup de chance. Selon le capitaine du bateau, c’est le deuxième qu’il voit depuis le début de la saison en octobre dernier. Le tout sans compter la richesse du paysage environnant, l’émerveillement des enfants aux yeux brillants et le bon café gratuit à bord.


D’ailleurs, on était tellement emballé à notre retour qu’on a acheté chacun un tee-shirt de leur choix. Raphaël a pris le dauphin Hector et Magalie le Kiwi. Ils sont tellement mignons. En plus, Frédo est content quand nous achetons des souvenirs pratiques en plus d’être beaux. Bref, pas des « cossins » inutiles qui vont finir dans une boîte comme nos innombrables bidules d’Asie.

lundi 24 mars 2014

Christchurch

Après 420 km de route, nous atteignons Christchurch. Impossible d’y aller sans se remémorer les tremblements de terre de 2010 et 2011 aux conséquences dévastatrices encore bien présentes. Le centre de la ville fut particulièrement affecté avec près du quart des bâtiments devant être démolis. La reconstruction est coûteuse et prendra du temps. Les nombreuses grues et bruits de construction se font bien entendre, mais contrairement à Montréal, personne ne s’en plaint. Suite aux évènements, l’armée, de nombreux bénévoles, étudiants et spécialistes furent mobilisés pour le nettoyage et la reconstruction.



Bien que les principaux attraits touristiques aient rouverts dernièrement, beaucoup reste à faire. Nous ressentons une résilience incroyable des locaux qui parlent de leur ville avec cœur et une forte appartenance. Ils font la promotion de leur ville de façon extraordinaire. Cela nous donne le goût de la visiter et participer comme on peut à la réémergence économique malgré les dommages évidents. Nous avons débuté par un tour de barque sur la rivière Avon qui traverse une partie de la ville. L’incontournable Tramway pour se promener dans les lieux touristiques nous permet de délaisser la poussette.


Le dîner à Cathedral Square est court, mais significatif. Malgré la présence de plusieurs personnes, il n’y a pas grand monde qui parlent. Tous regardent en silence l’icone de la ville en ruine, l’historique cathédrale dont la tour de 63 mètres s’est complètement effondrée. Nous prenons le temps de boire notre traditionnel café et sucrerie d’après-midi avant de visiter une partie du musée de Canterbury. On n’a pas résisté au tour de « catapillar » électrique au jardin botanique où nous manquions un peu de créativité pour motiver les enfants à avancer, et surtout parce que nous y aurions passer la journée tellement c’est grand.


On a aussi consacré une journée pour faire un tour de gondole sur le mont Cavendish. La route pour s’y rendre est encore fermée dû aux fortes secousses. On a ensuite une soudaine « écoeurantite » de manger toujours la même affaire. On remarque donc le irish pub de la charmante petite ville portuaire de Lyttelton. En plus, la terrasse extérieure offre une belle vue sur le port et les enfants font ça comme des champions ! De retour par la route panoramique nommée Dyer’s Pass, on y reçoit un appel personnelle de l’extraordinaire Docteure Beth. Celle-ci voulait s’informer de l’état actuel de Raphaël puisqu’il n’aurait pas attrapé la bactérie qu’elle pensait (angine streptococcique). Le virus est donc inconnu, mais la bonne nouvelle c’est que le puissant médicament administré il y a une semaine a fait l’effet désiré.

Finalement, on a visité la réserve de Willowbank wildlife où nous avons enfin pu observer nos premiers Kiwis, animal emblématique de la Nouvelle-Zélande, et nos premiers kangourous tant attendus par les enfants. Nourrir les daims, observer les gros cochons et les anguilles ont été populaires, de même que traire une fausse vache pour Magalie.

vendredi 21 mars 2014

Motueka et Parc National de Abel Tasman

Nous avions d’abord planifié de se rendre plus au nord, dans un camping isolé du magnifique parc de Abel Tasman pour trois jours. Il parait que c’est l’un des plus beaux endroits du monde pour faire du kayak. Par contre, le mauvais temps a eu le dernier mot et nous avons décidé de passer les prochains jours à Motueka, à l’entrée du parc. En plus, pas de sortie en mer pour les deux prochains jours. On décide donc de se rendre à la grotte de Ngarua et à Te Waikoropupu Springs réputé comme étant une des sources d’eau la plus claire au monde. La route pour s’y rendre passe à travers de magnifiques montagnes très escarpées. Une forte odeur de brulé nous fait arrêter en bas. En ouvrant la porte, Nancy disparaît dans un beau nuage de fumée sortant du côté du camping-car : les freins... Une dame sympathique sort de sa maison pour nous rejoindre. Elle nous conseille de continuer sinon nos freins vont se souder et nous ne pourrons plus repartir. Merci madame, ce ne devait pas être le premier camping-car à s’arrêter là vu les mégas pentes. Nous sommes donc repartis et le fait de rouler a refroidi les freins.


Par contre, l’état de santé de Raphaël se détériore rapidement ce qui rend Nancy complètement folle (son cœur de maman prend le dessus, incapable de penser à autre chose), surtout qu’il se plaint de maux de cou apparus en même temps que la fièvre, laissant présager un risque de méningite. Bien qu’il est sous antibiotique, il n’y a pas de changement à court terme et un pic de 40.2°C de fièvre nous amène à la clinique médicale de Motueka.


Berth, cette docteure remplie d’empathie et d’écoute a vu Raphaël cinq minutes après notre arrivée tout en s’excusant de ne pas parler français pour mieux nous expliquer les tests effectués. D’abord inquiétée par la méningite, elle procède à un examen complet qui s’avère plus rassurant. Ici, les médecins font eux-mêmes l’analyse d’urine et effectuent leurs propres prélèvements, ce qui est nettement plus efficace que chez-nous. Elle confirme la prise d’antibiotiques et nous demande de surveiller son état de près. Elle veut que nous revenions la voir dès le lendemain s’il ne semble pas en meilleur état puisque le médicament devrait faire effet. Elle aura aussi le résultat de sa culture de gorge.

Le lendemain, Nancy reste avec les enfants et profite du parc et de la plage. Bien qu’il fasse encore de forte fièvre, Raphaël ne dépasse pas trop les 39°C et garde surprenamment le sourire. Magalie est tellement heureuse de se baigner que cela dépeint sur lui. On s’enterre les pieds, se baigne, fait des pistes de train dans le sable, etc. Quant à Frédo, il profite de la dernière journée pour faire du kayak de mer dans cet endroit idyllique. De toutes façons, les enfants n’auraient pas pu y aller mais surtout, Nancy n’est pas capable de ne pas être auprès de Raphou…

En après-midi, un appel raté de la clinique sur le cellulaire de Nancy pendant la baignade. Je suis poche en anglais, mais assez bonne pour avoir compris Surgery (opération) ce qui me fait un peu paniquer. Il vente, ça coupe, je ne comprend donc pas pourquoi. Finalement, pour eux surgery et clinic ça l’air que c’est la même affaire. Il fallait simplement payé le labo pour obtenir le résultat des test. La pauvre réceptionniste se sentait tellement mal, elle s’est excusée à maintes reprises.

Bref, une chance qu’on avait de la bonne bière de Nelson pour se détendre un peu et un superbe terrain de camping (parc et piscine) pour la patiente et superbe petite sœur Magalie. Au moins, elle trouvait ça très intéressant de peser sur le bouton du thermomètre pour prendre la température de son frère et a adoré jouer à l’infirmière (éponger son front, faire comme si elle écoutait son cœur, lui apporter des vêtement sec lorsque sa fièvre tombait et qu’il était détrempé, lui raconter des niaiseries d’enfants pour le faire rire genre : pet et gros caca qui pu, la blague qui fait rigoler à coup sûr.

Journée du départ vers Christchurch, Raphaël va beaucoup mieux, Nancy aussi J Il nous reste seulement à terminer ses antibiotiques. Bien que le risque de contagions était très élevé, tout l’équipage se porte bien, Alléluia !!! On revit et la route est hallucinante, le soleil est revenu en même temps que la santé.

jeudi 20 mars 2014

De Picton à Nelson

Point marquant du voyage, c’est le grand départ vers l’Île du Sud. Une fois notre super bolide Blitz sur le traversier, nous découvrons la super cabine familiale sur le bateau. Un luxe qui nous permet de ne pas courir après les enfants et une pause de surveillance de la nourriture laissée par tout le monde pour ne pas que Raphaël y touche. Toute la famille est excitée, en plus nous avons notre salle de bain privée et chacun un lit, question de tous faire la sieste ou la relaxation. D’ailleurs, ça tombe bien parce que c’est ici que Raphaël commence à être patatraque et fiévreux. Autre moins bonne nouvelle, nous y avons oublié la Minie Mouse tant adoré de Magalie. Pauvre ti-coeur, elle est tellement triste. Par la fenêtre, un paysage fantastique défile. Frédo en profite pour compléter quelques évaluations de plus sur TripAdvisor. Etonnamment, la connexion cellulaire reste active presque tout le long du trajet.


L’attraction principale de Picton est de se promener en bateau dans ce qu’on appel Marlborough Sounds. Les possibilités de longues randonnées (Queen Charlotte Track) et d’exploration sont grandes. Or, nous tombons dans « la queue d’un cyclone » et une alerte météo nous empêche de visiter le sanctuaire d’oiseaux où nous voulions nous rendre. Les bateaux ne sont pas en mesure de s’accoster pour nous ramener en terre ferme. D’ailleurs, il vente tellement, plus qu’aux Îles-de-la-madeleine, et quasiment autant qu’à Arches, incroyable ! On a quand même vu des dauphins et profitons d’une promenade à Ship Cove, lieux où l’explorateur bien connu James Cook y accosta sont bateau à cinq reprises.


En route vers Nelson, nous arrêtons au Pelorus Bridge pour y faire une très courte randonnée vers le pont suspendu et manger une délicieuse pâtisserie maison au café de la place. La rivière Pelorus est fabuleuse. Aussi, nous avons une pensée pour Linda et Mark, un couple d’amis originaires de Nelson, rencontrés au Vietnam. Ils sont incroyablement sympathiques, drôles, compréhensifs et ouvert d’esprit, bref des gens avec qui tu as envie de passer du bon temps. Nous voulions leur faire honneur
et prendre des photos dans différents endroits de leur ville que nous avions très hâte de découvrir de fond en comble. Or, Raphaël a besoin de repos, sa fièvre ne diminue pas et en plus il pleut à boire debout, c’est malade… Nous sommes détrempées, l’eau s’accumule dans le camping-car à chaque fois qu’on ouvre la porte. Ça nous aurait pris une raclette à douche ! Frédo est déclaré le champion de l’essorage à la débarbouillette. Les activités en mer de toutes sortes sont annulées et le i-Site nous remet une feuille indiquant quoi faire en cas de pluie. On a quand même fait honneur à Mark et Linda en buvant de délicieuses bières locales de toute sorte. Ici, la ville est charmante, il y a de l’ambiance, des bars et du monde réveillé le dimanche. Bref le contraire de plusieurs petites villes croisées sur la route. Il va falloir y revenir un jour.

Finalement, nous avons acheté un autre imperméable à Magalie, le sien n’était pas d’assez bonne qualité. Maintenant, impossible de la raté en vert fluo. On se réfugie dans l’impressionnante cathédrale de Nelson. Il y a des jeux pour enfant, un piano à queue qui fait le bonheur de Nancy mais surtout, nous allumons tous une chandelle pour donner de la force et du courage à Richard à qui nous pensons très fort malgré la distance.